Politique

«Si je m'engage en politique c'est pour défendre un modèle sociétal et économique plus respectueux de l'environnement, de la condition des femmes, basé sur la tolérance, le respect, l'intégration et la cohésion sociale et résolument tourné vers l'innovation»

Mes thèmes de campagne

Voici mes principaux thèmes de campagne, les sujets me tenant à coeur et que je tâcherai de défendre durant cette campagne.

1. Politique d'intégration

Née d’une mère suisse et d’un père iranien, j’ai depuis mon plus jeune âge été baignée dans des modèles culturels et religieux différents qui m’ont permis très tôt d’appréhender le monde dans sa pluralité et sa diversité sous l’angle du respect, du partage et de la tolérance. La thématique de l’intégration est donc chère à mon cœur. Toutefois, il me paraît important de ne pas considérer cette question d’intégration uniquement sous l’angle de l’immigration, mais également sous celui des minorités.

La politique d’immigration doit à mon sens répondre aux besoins de la Suisse en matière de main d’œuvre. Pour cela, il faut maintenir la libre circulation des personnes avec l’Union européenne (UE) en appliquant strictement l’accord sur la libre circulation des personnes, limiter l’immigration externe à l’UE et éliminer les irrégularités dans le système d’asile. Les migrants qui respectent nos valeurs, notre ordre juridique et qui contribuent à la prospérité de notre pays sont les bienvenus. Cette politique doit aussi conserver la tradition humanitaire propre à notre pays, notamment pour les personnes menacées dans leur intégrité physique ou déplacées par la guerre.

Pour moi, parler d’intégration, c’est également considérer les minorités telles que les personnes en situation de handicap et œuvrer afin de faciliter leur quotidien, notamment en matière d’accessibilité. C’est aussi respecter et surtout ne pas discriminer les personnes avec une culture, une religion ou une orientation sexuelle différente. Je m’engage en ce sens pour davantage de soutien aux enfants et familles allophones afin qu’ils bénéficient d’une juste égalité des chances. Je défends également le mariage pour tous.


2. Politique familiale

Dans notre société libérale, les femmes et les hommes doivent pouvoir construire leur vie librement, de manière responsable, en respectant les règles de la communauté. De plus, il est important de noter qu’aujourd’hui, le modèle familial standard, ancré depuis des siècles dans la pensée collective n’est plus un modèle unique. Il côtoie en effet désormais les modèles de familles monoparentales, recomposées ou encore composées de deux parents du même sexe. À cela s’ajoute le fait que, depuis plusieurs décennies, les femmes se sont émancipées et ne dépendent plus sur le point économique exclusivement de leur mari. Face à cette évolution de la structure familiale, il est nécessaire de repenser la politique familiale actuelle afin qu’elle considère et englobe ces changements.

Pour amorcer cette politique familiale moderne, je m’engage en ce sens, à soutenir des mesures simples et efficaces :

- Permettre une meilleure conciliation entre vie familiale et carrière, notamment pour les femmes (flexibilité du droit du travail, nombre suffisant de places en crèche, poursuite de la mise en place de structures d’accueil parascolaires) ;
- Crédibiliser la femme sur le marché du travail en valorisant davantage ses compétences afin de mettre un terme aux différences de traitement salariales (les quotas ne sont pas une solution) ;
- Privilégier un congé parental moderne de 16 semaines qui pourrait se répartir entre les deux conjoints, assorti de déductions fiscales couvrant les frais de garde des enfants par des tiers ;
- Établir un système d’imposition individuelle, afin que le travail soit fiscalement avantageux pour tous ;
- Revoir le droit successoral, afin de ne pas léser les familles recomposées ;
- Militer en faveur d’un mariage pour tous en élargissant l’institution du mariage civil à l’ensemble des citoyennes et citoyens, quelle que soit leur orientation sexuelle.


3. Politique environnementale

Les Suisses s’inquiètent pour le climat, à raison. Le réchauffement climatique, la réduction de la biodiversité, la diminution des ressources et l’augmentation des risques environnementaux sont une réalité incontestable. Afin d’apporter une réponse aux enjeux majeurs liés à l’environnement, des mesures concrètes sont nécessaires. Nos manières de consommer, de produire ou encore de cohabiter doivent désormais servir le développement durable. Je m’engage donc pour des mesures permettant à la fois de faire face aux défis du changement climatique et pour les réduire.

Cette transition écologique doit se faire en accord avec notre société et conformément aux possibilités actuelles. A ce titre, je suis partisane d’une politique environnementale tenant compte de la croissance économique, ouverte sur le monde et respectueuse des libertés individuelles.

Les propositions soutenues pour réduire le réchauffement climatique doivent être réalistes, durables et efficaces. Elles doivent permettre à la Suisse de respecter ses engagements (accord de Paris) tout en restant supportables pour la population. Elles peuvent notamment s’axer sur les domaines suivants : les bâtiments (chauffage renouvelable), la mobilité (mobilité individuelle électrique, flexibilité du droit du travail, respect des limites d’émissions, efficacité des transports publics, taxes sur les billets d’avion pour les trajets courts), l’industrie (taxes et compensation du carbone).


4. Politique de formation

Le succès de notre pays repose sur un système de formation de haut niveau et de qualité, fondé sur une juste égalité des chances et adapté au marché de l’emploi. Les exigences toujours plus nombreuses qu’on lui impose le rendent toutefois fragile. Je m’engage donc à consolider les conditions-cadres en matière de formation afin de maintenir un niveau de qualité élevé de l’école obligatoire aux hautes écoles.

Il est également important de valoriser aussi bien les filières académiques que professionnelles et de promouvoir au mieux les passerelles permettant le passage de l’une vers l’autre. Le système de formation duale doit aussi être mis en avant afin de maintenir un taux de chômage bas et d’assurer les partenariats entre le public et les entreprises privées.

Dans un monde du travail en perpétuelle mutation, l’apprentissage tout au long de la vie est devenu une nécessité sociale et économique. La formation continue permet de répondre aux besoins liés à la compétitivité, au manque de main d’œuvre qualifiée et d’employabilité, à la hausse des coûts ainsi qu’aux défis sociaux découlant de la migration. Œuvrer afin de promouvoir ce type de formation revêt également une très grande importance pour moi.

Enfin, grâce à nos instituts de formation et de recherche, l’innovation, créatrice de valeur ajoutée, fait partie intégrante de l’ADN de la Suisse et lui confère son niveau d’excellence. Afin de maintenir ce niveau à l’ère de la digitalisation et du numérique, il est primordial d’harmoniser les plans d’étude, de valoriser les filières MINT et de renforcer les liens entre les systèmes académiques et économiques, notamment en matière de transfert de technologies. Je m’affairerai donc au mieux à soutenir la recherche et les projets innovants.


5. Politique économique

L’emploi crée des places de travail utiles à toutes et tous. Ces places de travail apportent la prospérité tant enviée du modèle économique helvétique. Je m’engage pour une place économique et financière suisse de premier ordre et pour des conditions-cadres compétitives.

Afin d’y arriver, je souhaite que l’on améliore encore nos écoles pour rester dans le wagon de tête des pays de l’OCDE ainsi que nos infrastructures et que l’on libère nos entreprises d’une bureaucratie toujours de plus en plus conséquente.

Je souhaite favoriser, lorsqu’il est possible, des solutions responsables telles qu’assouplissement du temps de travail, travail à distance, et créer des conditions-cadre optimales pour nos entreprises. Ce marché du travail doit donc être flexible pour accueillir les nouvelles générations de travailleurs ainsi que pour concilier la vie familiale et professionnelle de tout un chacun.

L’économie moderne va de pair avec la digitalisation et le numérique. Il est donc primordial à mon sens de soutenir les entreprises innovantes en fournissant de bonnes conditions aux start-ups.

Enfin, je souhaite que les femmes aient plus de facilité à accéder aux postes à responsabilité et qu’elles se sentent autant désirées que les hommes dans les métiers dit techniques qui, pour beaucoup, seront les métiers de demain.


6. Politique de sécurité

La sécurité fait partie des conditions de base pour garantir la liberté, la prospérité des individus ainsi qu’un État fonctionnel. L’armée est l’un des instruments important et indispensable de la politique de sécurité suisse et de la défense du pays. Nous avons besoin d’une armée de milice forte, qui assume sa tâche constitutionnelle et qui renforce la cohésion nationale. C’est la raison pour laquelle elle a besoin de missions claires, accompagnées de moyens financiers suffisants pour sa mise en œuvre.

Avec le taux de criminalité le plus bas d’Europe, la Suisse a longtemps été un modèle en matière de sécurité. Avec l’évolution démographique grandissante, l’augmentation des flux migratoire, la menace terroriste et la cyber criminalité, la donne a changé et il est important de rester très vigilant en matière de sécurité.

Pour se faire, je m’engage à :

- Optimiser les ressources humaines et financières pour assurer la sécurité ;
- Améliorer la cohésion au sein de la chaîne sécuritaire : meilleure collaboration entre les autorités chargées de la sécurité, au niveau des communes, des cantons et de la Confédération (y compris les gardes-frontière), ainsi qu’avec les autorités étrangères ;
- Maintenir l’obligation de servir en développant encore l’adéquation entre formation civile et incorporation militaire et assurer un financement suffisant et stable de l’armée ;
- Garantir la cyber souveraineté et clarifier la répartition des compétences au niveau fédéral.